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Les transports LOTI, des professionnels du transports méconnus

Les transports LOTI, des professionnels du transports méconnus

 

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Définition de la LOTI

La LOTI ou « Loi d'orientation des transports intérieurs » est une loi publiée le 30 décembre 1982. Elle porte sur l'organisation des services publics de transport en France. Dans le paysage du transport public français, il s'agit également d'un troisième statut appelé transport LOTI ou LOTI capacitaire. En effet, dans le cadre du transport public routier, il est nécessaire de distinguer le terme taxi, VTC (Véhicule de Tourisme avec Chauffeur) et le transport LOTI. Ce dernier désigne des entreprises de véhicules légers destinés au transport de personnes. À ce titre, le nombre de places du véhicule n'excède pas huit places, chauffeur non compris. Les services qu'il fournit sont des transports particuliers sous forme de service occasionnel. Dans ce cas, le transport LOTI, également désigné sous le sigle de VLTP travaille en collaboration avec des agences de voyages, des tours-opérateurs ou des particuliers dans le cadre d'un déplacement ponctuel. À la différence d'un taxi, il n'est pas autorisé à stationner sur la voie publique. En dehors de ses déplacements au service d'un client, le transport LOTI comme le VTC doit demeurer dans son garage ou dans un bâtiment appelé « remise ». Ses services ne sont fournis qu'à la demande. La réglementation exige en effet que le client qui fait appel au LOTI réserve au préalable ses services auprès de l'entreprise. Étant destiné à un service de transport collectif, le transport LOTI ne peut pas charger moins de deux personnes, faute de quoi le terme « collectif » perd tout son sens.

Un statut différent de celui des VTC

Comparé au statut de taxi et de VTC, le transport LOTI bénéficie de certains avantages. Afin d'exercer, une Capacité de Transport de Personnes pour un véhicule de 9 places au plus est nécessaire. Autrement, une licence Atout France ajoutée à une carte professionnelle VTC peut la remplacer. Une formation est certes obligatoire, mais elle est moins couteuse et plus courte, soit 140 heures contre 250 pour les VTC. Le transport LOTI possède de nombreux points communs avec le VTC, notamment pour l'obligation de faire une réservation préalable et de fixer ses tarifs à l'avance. Cependant, ce troisième statut semble plus intéressant. En terme de service, le transport LOTI vend ses places séparément. Il peut donc transporter dans le même véhicule un groupe de personnes ayant effectué des réservations indépendantes. Cette location « à la place » est interdite chez les VTC. Dans la pratique, si un client réserve seul les services d'un capacitaire LOTI, ce dernier a le droit d'embarquer d'autres personnes se rendant à proximité de la destination indiquée par le client. En tant qu'entreprise, il a le droit d'embaucher des chauffeurs sans que ces derniers soient détenteur d'un statut de LOTI. Il est important ici de noter que la licence de transport LOTI ne peut être louée, mais que le chauffeur peut être désigné comme le salarié du titulaire de la licence. Outre cela, l'embauche n'exige aucune contrainte telle qu'une formation ou une vérification juridique. Le salarié doit être titulaire d'un permis et estimé apte à la suite d'une visite médicale. Alors que les VTC doivent exercer dans des véhicules soumis à des caractéristiques précises et minimales, le chauffeur LOTI est autorisé à utiliser le véhicule de son choix. Enfin, il a le droit d'emprunter les couloirs de bus dès lors qu'il est chargé et qu'il est muni d'un macaron violet délivré par la DREAL (Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement).

Selon l'histoire, l'activité du transport LOTI est étroitement liée au développement des autocars à la suite de la Première Guerre mondiale. L'essor du tourisme de masse et l'émergence des congés payés dans les années 30 ont largement favorisé son développement au point que la licence de transport occasionnel fut rendue obligatoire en 1937. Le transport LOTI connaît un succès particulier dans les zones rurales où les transports publics collectifs sont presque inexistants, notamment les taxis. À l'issue de la Seconde Guerre, un décret de 1949 définit les services occasionnels comme étant des activités soumises à des événements saisonniers telles que les afflux touristiques, les saisons des excursions, des pèlerinages ou encore des manifestations sportives. Le point commun étant le caractère occasionnel et annuel des événements. Une spécificité qui ne permet pas de le définir tel un service exceptionnel comme dans le cas d'un transport organisé pour des obsèques ou un mariage. En 1982, la Loi LOTI finit par établir le régime juridique des services occasionnels. Si le statut de transport LOTI diffère de celui d'un taxi, il est cependant tout à fait possible à ce dernier d'exercer l'activité de capacitaire LOTI en parallèle avec ses activités. En décembre 2011, la loi LOTI subit une réforme qui octroie aux artisans taxis le droit à l'extension de l'activité par dérogation. Il bénéficie d'ailleurs d'une procédure simplifiée pour accéder à ce statut. Le cas échéant, marauder en attente d'un client lui est strictement interdit. En France, environ 70 000 capacitaires LOTI sont recensés en 2015 dont un grand nombre travaille pour des plates-formes de réservations.

L'obtention de la capacité de transport de personnes

La profession de transport LOTI exige la constitution d'une entreprise auprès de laquelle la clientèle viendra louer les services occasionnels du capacitaire. Pour ce faire, la capacité de transport est nécessaire à celui qui souhaite exercer l'activité. Obtenir cette licence permet de faire des transports ponctuels, entre autres, du ramassage scolaire, du transport médicalisé ou encore des transferts occasionnels. Afin d'acquérir la capacité pour le « transport léger », car elle doit être distinguée de celle destinée au « transport lourd », il existe deux options. La première consiste en une formation de 140 heures qui sera sanctionnée par une épreuve obligatoire de quatre heures dans un centre de formation agréé. Les détenteurs d'un bac professionnel « transport » sont toutefois exempts de formation. La deuxième option exige une expérience de 2 ans en tant que responsable d'une entreprise de transport public routier sur une période de 10 ans précédant la demande. Dans les deux cas, un formulaire doit être rempli et déposée auprès de la DREAL, la Cerfa n°11414. Elle constitue la Demande d'attestation de capacité professionnelle.

Après avoir obtenu la capacité de transport, la capacité financière doit être justifiée auprès de la même Direction. Elle permet de démontrer que l'entreprise dispose des ressources suffisantes pour exercer l'activité. Une condition nécessaire à l'inscription au Registre des Transporteurs. Un capital minimum de 1500 € est exigé pour le transport de personnes dans un véhicule de moins de 10 places chauffeur compris. L'ensemble de la demande doit ensuite être renvoyé à la DREAL pour une inscription au registre des transports et en vue de l'obtention d'une licence de transport intérieur. Simultanément, la société nouvellement créée doit être immatriculée et enregistrée au Registre du Commerce et des Sociétés. La licence provisoire ou encore l'accusé de réception de la demande doit être joint au dossier. Un document appelé K-bis attestant l'existence de la société est octroyé à l'issu de l'immatriculation. Une fois obtenue, la licence définitive est délivrée. Un macaron violet doit alors être apposé à l'avant ou à l'arrière du véhicule avec le numéro de licence inscrit dessus.
 

La loi « Grandguillaume », la réforme du statut des LOTI

La loi n°2016-1920 du 29 décembre 2016 relative à la régulation, la responsabilisation et à la simplification dans le secteur du transport public particulier de personnes dite loi « Grandguillaume », a réformé l’activité de VTC et des capacitaires LOTI.

La Loi dite Grandguillaume interdit aux capacitaires LOTI de proposer des courses dans des véhicules de moins de 10 places (chauffeur compris) dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants.

Les capacitaires LOTI pourront toujours exercer leur activité de services occasionnels de transports publics collectifs dans des véhicules de moins de 10 places :
- d’une part, sur les territoires géographiques non situés dans le périmètre d’un PDU (plan de déplacements urbains), c’est-à-dire dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants,
- et d’autre part, pour des trajets reliant un point situé dans le périmètre d’un PDU et un point situé en dehors de ce PDU.
La loi poursuit plusieurs objectifs : pacifier les relations entre Taxis et VTC, réguler l’activité de transport public de personnes, conserver une offre LOTI sur les territoires où les VTC sont absents, interdire aux capacitaires LOTI l’utilisation de plateformes du type UBER, LeCab ou AlloCab.

Une période de transition de 12 mois a été prévue entre le 01/01/2017 et le 31/12/2017 pour permettre aux exploitants LOTI et chauffeurs bénéficiant du statut LOTI de se conformer à la nouvelle réglementation.
Les chauffeurs « LOTI » peuvent demander leur inscription sur le registre VTC par équivalence, en justifiant d’un an d’activité au cours des 10 années précédant la demande de carte professionnelle notamment en fournissant au minimum de 12 bulletins de salaire accompagnés d’une attestation Pôle Emploi (R.3122-13 Code des transports).

 

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