Alcool au volant : quelle est la réglementation pour les chauffeurs de bus ?

En période de fêtes ou lors d’événements festifs, la question de la sécurité routière revient souvent sur le tapis. Chez Groupito, la sécurité de nos passagers est notre priorité absolue. C’est pourquoi nous faisons le point sur une interrogation cruciale : un conducteur de bus alcool au volant, est-ce possible ?

L’alcool reste l’une des premières causes d’accidents mortels sur nos routes. Pour les professionnels du transport de voyageurs, la réglementation ne laisse aucune place à l’improvisation. Autant briser le suspense immédiatement : la réponse est un « non » catégorique. Un chauffeur ne peut pas consommer d’alcool avant de prendre son service.

Quelle est la limite du taux alcoolémie chauffeur autocar ?

Depuis une loi de 2004, un chauffeur d’autocar ou de bus n’a pas le droit de prendre le volant s’il présente une concentration égale ou supérieure à 0,2 g d’alcool par litre de sang. Pour vous donner un ordre d’idée, ce taux alcoolémie chauffeur autocar est bien plus sévère que pour un conducteur de voiture particulière (fixé à 0,5 g/L). Il correspond en réalité au seuil appliqué aux jeunes conducteurs en permis probatoire.

En pratique, ce seuil de 0,2 g/L équivaut à la tolérance zéro. Pourquoi ne pas avoir fixé le curseur à 0,0 ? Tout simplement parce que l’organisme peut parfois produire naturellement des traces infimes d’éthanol ou que certains aliments/médicaments peuvent légèrement fausser un test. Mais n’ayez aucun doute : un seul verre de boisson alcoolisée suffit généralement à dépasser ce seuil légal.

Crédit photo : Niko Lienata

Cette rigueur, également préconisée par la Commission Européenne, se justifie par l’énorme responsabilité qui pèse sur les épaules du conducteur de bus alcool testé. Transporter des dizaines de passagers, qu’il s’agisse d’adultes ou d’enfants, exige une vigilance de chaque instant et des réflexes intacts.

Éthylotest antidémarrage autocars : un verrou technologique

Pour garantir une sécurité maximale, la loi a franchi une étape supplémentaire. Depuis le 1er septembre 2015, l’installation d’un éthylotest antidémarrage autocars (EAD) est obligatoire dans tous les véhicules de transport en commun de personnes en France.

Le fonctionnement est simple mais redoutable : avant chaque démarrage, le conducteur doit souffler dans l’appareil. Si le dispositif détecte un taux supérieur à 0,1 mg d’alcool par litre d’air expiré (ce qui correspond aux 0,2 g/L de sang), le moteur reste bloqué. Impossible de démarrer. C’est un gardien électronique qui ne tolère aucun écart, garantissant que chaque trajet commence dans des conditions de sobriété totale.

Quelles sanctions pour un conducteur de bus positif ?

Si malgré les dispositifs techniques, un chauffeur est contrôlé en infraction, les conséquences sont lourdes, tant sur le plan pénal que professionnel :

  • Entre 0,2 et 0,8 g/L de sang : Une amende forfaitaire de 135 €, un retrait de 6 points sur le permis de conduire et l’immobilisation immédiate du bus.
  • Au-delà de 0,8 g/L : On passe dans le domaine du délit. L’amende peut grimper jusqu’à 4 500 €, accompagnée d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à 2 ans, d’un retrait de 6 points et d’une suspension ou annulation du permis de conduire pendant 3 ans.

Au-delà des amendes, c’est souvent la fin de la carrière professionnelle du chauffeur. Sans permis valide ou suite à une faute grave, le licenciement est la suite logique. Pour les voyageurs, savoir que la réglementation des autocaristes est aussi stricte est un gage de sérénité. C’est aussi pour cela que le car reste l’un des moyens de transport les plus sûrs au monde.

Foire aux questions sur l’alcool et le transport en bus

Quel est le taux d’alcoolémie maximum autorisé pour un chauffeur de bus ?

Le taux limite est de 0,2 gramme d’alcool par litre de sang (ou 0,1 mg par litre d’air expiré). C’est un seuil de tolérance zéro qui interdit toute consommation de boisson alcoolisée avant de conduire.

Comment fonctionne l’EAD dans les autocars ?

L’éthylotest antidémarrage (EAD) oblige le conducteur à souffler dans un embout avant de lancer le moteur. Si le taux légal est dépassé, le système bloque électroniquement le démarrage du véhicule.

Un passager peut-il boire de l’alcool dans un bus ?

La consommation d’alcool pour les passagers dépend du règlement intérieur du transporteur. Elle est souvent interdite ou très encadrée pour des raisons de sécurité et de confort collectif. Si vous préparez votre demande de devis pour un événement, n’hésitez pas à poser la question au transporteur.

 

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